Affaire du faux « le Drian »

Affaire du faux « le Drian »

Les citoyens sénégalais consentent à l’impôt. Les étudiants attendent leurs bourses. Les hôpitaux attendent leurs financements. Les collectivités attendent leurs dotations. Chaque décision budgétaire engage la responsabilité morale de celui qui la valide. Si des erreurs ont été commises, elles doivent être reconnues. Si des négligences ont eu lieu, elles doi- vent être sanctionnées. Si des fautes ont été commises, elles doivent être jugées.

Dans une démocratie, lorsque les explications ne sont pas fournies spontanément, le recours aux institutions judiciaires devient un mécanisme légitime de clarification. Si aucune explication claire n’ est apportée, je me verrai contraint de saisir la justice sénégalaise afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Non pas dans une logique de confrontation politique. Mais dans une lo- gique de protection de l’intérêt général. Car il est inadmissible que les ressources publiques continuent d’être exposées à l’insouciance ou à la négligence de dirigeants qui ont la responsabilité de les protéger.

Je précise que c’est une question de di- gnité institutionnelle. Cette affaire dé- passe les personnes. Elle concerne la solidité de l’Etat. Le Sénégal mérite des institutions fortes. Il mérite une gouvernance transparente. Il mérite que chaque franc public soit protégé avec rigueur. La clarification est aujourd’ hui impérative. L’histoire jugera les silences. Mais la justice, elle, doit établir les faits.

Par Abdou Khadre SALL

Président du Mouvement Askanou Sénégal

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